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dimanche 18 décembre 2022

les variantes orientales


Les jeux anciens apparentés au jeu d'échecs ont été très largement diffusés lors des conquêtes, par les routes marchandes, lors des croisades etc.

Vers l'est les marchands on conduit le jeu en Chine et au Japon et plus au nord en Russie et dans les pays scandinaves.

C'est un voyage qui s'étala sur plus  de quatre siècles au cours desquels le jeu subit de multiples transformations ayant pour but d'obtenir, comme en Occident, une meilleure adéquation avec les cultures et les traditions des pays concernés. 

en Chine

Dès le 6ème siècle, pèlerins bouddhistes et marchands commencent à faire connaître le jeu indien le long de la route de la Soie jusqu'en Chine. 

Il devient le xiang qi, « jeu des figurines d'ivoire ». Transformé en « général », le roi reste confiné dans quatre cases, dites « forteresse impériale ». Deux nouvelles pièces sont ajoutées: les « canons ». 

La table de jeu devient un rectangle, scindé en deux par un espace médian symbolisant le fleuve Jaune sacré et les pièces ne se déplacent plus suivant les cases mais le long de lignes. 

Au Japon

Après une escale en Corée, le jeu chinois s'implante au Japon au début du 11ème siècle. Au pays du soleil levant, il devient le shögi et connaît des profondes modifications. En effet, il est alors totalement vidé de sa substance guerrière originelle pour prendre un virage à 180 degré en se dotant d'une dimension onirique.

mercredi 9 novembre 2022

le xiang qi


Aux 6e-7e siècles, pèlerins bouddhistes et marchands essaiment le jeu indien le long de la route de la Soie jusqu'en Chine. Bien accueilli, le jeu est investi par les propres traditions de l'empire du Milieu et devient le xiang qi, « jeu des figurines d'ivoire ». Transformé en « général », le roi reste confiné dans quatre cases, dites « forteresse impériale ». Deux nouvelles pièces sont introduites : les « canons ». La table de jeu devient rectangle, scindée en deux par un espace médian symbolisant le fleuve Jaune sacré. Placées aux intersections, les pièces ne se déplacent plus suivant les cases mais le long des lignes. Les règles sont modifiées pour accélérer le jeu, jugé trop lent en ouverture. À la fin du 10e siècle, les parties s'achèvent rapidement, autour du vingtième coup. Au fil du temps, le xiang qi est devenu le jeu favori des classes populaires, l'élite lui préférant le wei qi, ancêtre du jeu de go.

source la BNF

dimanche 30 octobre 2022

le xiang qi

Le xiang qi (chinois : 象棋 ; pinyin : xiàngqí ; Wade : hsiang-ch'i ; cantonais Jyutping : zeong kei ; cantonais Yale : jeuhng kéi ; littéralement : « échiquier des éléphants »), aussi appelé « échecs chinois » (par opposition aux échecs occidentaux), est un jeu de société combinatoire abstrait qui se joue sur un tableau rectangulaire (plateau généralement de 9 lignes de large sur 10 lignes de long). Le jeu est également connu au Japon sous le nom de kawanakajima shogi; le shogi est un autre jeu d’échecs traditionnel au Japon, dont il existe aussi de nombreuses variantes.

Ce jeu se joue avec 16 pièces par joueur qui sont placées sur les intersections des lignes. Les deux camps sont le rouge et le noir (ou bleu). Une rivière, qui limite aussi les déplacements autorisés de certaines pièces, sépare les deux camps sur le plateau où figure aussi la position de palais.